C'est le coeur serré que j'ai pu lire ces quelques mots qui me font chaud au coeur en ces temps si polaires et dénués de joie en tout genre (a l'exception des frasques quotidiennes de l'ami ourson qui tous les jours me mets un peu de baume au coeur)
Il était une fois, dans une contrée reculée des terres sibériennes, un igloo démesurément grand. Y vivaient un esquimau adepte du dépeçage, un ours blanc particulièrement gras, 4 chiennes des glaces, un thon rouge nain, une laineuse biche, un polaire albatros ainsi qu'une sirène Arctique. Tous portait en eux le germe d'une indispensable qualité. Ainsi, l'intelligence s'était vue ensemencée dans le coeur de la reine des bois, la sympathie avait trouvé refuge au sein de l'intrépide quatuor, l'humour bouillonait au plus profond du pâle mammifère, la persévérance avait été octroyée à la délicieuse tortionnaire, le courage s'était enraciné à la moindre arête du vermillon poisson, la dynamique agitait les magistrales ailes du volatile. L'esquimau, quant à lui, avait hérité d'un précieux talent.
Tous se plaisaient dans cette froide bâtisse, et l'homme profitait de chaque jour passé avec ses fidèles compagnons.
Par une affreuse matinée de Septembre, la fratrie dans son entierté apporta son aide à son dévoué maître. En effet, le déluge narguait les arides pans de glace. L'on fortifia alors l'igloo, dans la peur et l'incompréhension les plus totales. Nul n'était en effet préparé à affronter pareil carnage. Les animaux apeurés n'eurent pas le temps de se dire au revoir que déjà, cette foutue tempête nommé Université avait tout dévasté. Flots et rafales emportèrent les résidents du frêle abri, si bien que ceux-ci se perdirent rapidement de vue dans un brouhaha infernal. Ils atterirent tour à tour aux quatre coins de la planète, tantôt chanceusement réunis, tantôt tristement esseulés. C'est ainsi qu'un herbier fut improvisé, des stages accomplis, des larmes versées, d'inventifs projets entrepris. Aujourd'hui encore, il se murmure sur la banquise que dans cet igloo démesurément grand, un magnifique bonzaï avait poussé, celui-là même qui, planté quelques instants avant le général chaos, portait en lui la dernière indispensable qualité, que l'on nomme amitié.
Ah si tu savais.